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One Hundred!

4 Mar

I have come a long way since my post titled “Zhōng wén” as I can now write ONE HUNDRED Chinese characters!!! Yes, I can! This means more than one hundred words as each character is a word of course, but combining characters make other words.

At the time I wrote the “Zhōng wén” post (November 2011), I was seriously discouraged about being able to write Chinese. Soon after, I decided to persevere and took a more methodical approach. I bought the special Hànzi (Chinese characters) gridded pads and started with the basics: I, you, he/she, it, we, you, they, to be, to have, father, mother. Then I learned characters that would enable to make sentences, in order to write more intelligible stuff and remember characters more easily. My first sentences were: “My father and mother do not live in China”, “Hello/How are you?” (same thing in Chinese “Nǐ hǎo”, literally “you good”), “Very good and you?”. Over time, it got a bit more elaborate: “Are you hungry? I’ve got an apple and a banana.”, “Are you thirsty? Would you like to drink tea?” or “His older brother is a teacher.”, “Too expensive!”, etc.

As you write and write and repeat and repeat characters – it takes an awful lot of time and I think by now I can cover the walls of our bedroom with all of my writing sheets, you start developing a relationship with each character. For an inexplicable reason, I like the characters “I”, “tea”, “méi” (i.e. negation for the verb to have or negation for the past), “to be” and “this”. For equally elusive reasons, it took me ages to finally memorise “banana”, “can”, “study” and “Chinese”. Not a trivial combination regarding the latter three…

When I browse through my books to pick on the next characters to learn, I become very choosy. No not you, you look very unsympathetic, not you either you’re too complicated. You’re not too bad, but not very inspiring. I don’t need to know you now, you don’t fit with my sentences. You sound exactly like the other one I know, you’re going to confuse me. Ah, you look alright, likeable and useable. You too and you too!

Although a hundred is not much and I have to pace the learning because I need to do repeat sessions before getting on with new words, it has become slightly obsessive. On the streets, I keep trying to decipher shop fronts, advertising boards, etc. and get very excited when I can.

Zhōng wén*

30 Nov

The frustrating thing about learning to write Chinese characters is that you have no sense of any alphabet, at least not in the way that H. has asked me to do it. Sure, I can recognise a few strokes but they don’t mean anything at all to me, either phonetically or in terms of associating the stroke to any general or specific semantic concept… If I understood correctly, strokes are not letters and if they are, it’s only for some words which don’t have a graphic concept. Also, you don’t know how flexible the strokes are, meaning when does your writing becomes wrong? Is it ok if this rectangle becomes more squarish or not?

It’s not that I’m not enjoying writing ten times each of the 29 words she asked me to write. It is actually quite relaxing to replicate each character and overall I find something quite aesthetic in the two pages I’ve just filled. However, I do doubt my ability to recognise, let alone write again, most of these words in the future and therefore my capacity to read or write (not replicate) to ever develop…

* i.e. written Chinese. There are different words for written Chinese (Zhōng wén), spoken Chinese (Hàn yǔ) and Mandarin (Putòng huǎ i.e. common dialect).

Deux jours à Shanghaï

3 Nov

Bon deux jours à Shanghaï, moins de 36 heures officiellement, mais déjà plusieurs différences, curiosités voire chocs culturels au compteur.

Jour 1 – Différences et/ou curiosités 1, 2 et 3

Hier, arrivés quasiment à l’aube et déjà crevés. Normal, après 11 heures de vol. Mais la journée ne fut pas consacrée exclusivement au rattrapage sommeil, particulièrement pour J. Après une ou deux heures de somnolence à l’hôtel, rendez-vous à l’agence de relocation ou Mylène (française) et puis Tiffany (chinoise) nous prennent en charge. Tiffany nous mène ensuite à la banque à quelques mètres de son bureau. Elle se charge de remplir les formulaires tout en mandarin. Nous signons deux ou trois papiers auxquels nous ne comprenons strictement rien, sauf pour un qu’ils ont bien voulu traduire en anglais et grâce auquel nous certifions sur l’honneur ne pas être de PEPs. Comprendre: politically exposed personalities. Un(e) PEP est défini(e) comme étant ne pas être un haut gradé militaire d’un autre pays et autres choses que j’ai sincèrement oubliées. Ce dont je me souviens par contre c’est que les définitions étaient extrêmement détournées et indirectes.

A force de nous observer signer des papiers, Tiffany pousse un cri d’étonnement et nous dit: “Mais vous écrivez tous les deux de la main gauche?!?!”. On acquiesce. Elle poursuit: “Tout le monde écrit de la main gauche en Europe???”. Nous la rassurons et lui disons que nous sommes les représentants de quelque 5% de la population. Elle continue: “Ici il y a des gens qui mangent avec la main gauche, se coiffent les cheveux, etc. avec la main gauche mais personne n’écrit de la main gauche. A l’école tous les professeurs demandent à leurs élèves d’utiliser leur main droite pour écrire.” Circonspecte, je ne sais comment interpréter cette information… M’indigner au nom des gauchers ou relativiser en me disant que les sinogrammes sont plus propices à l’utilisation de la main droite?

Le temps de cette conversation et nos comptes bancaires sont créés et nos cartes de débit remises et actives. En Europe, on aurait dû attendre au moins deux semaines, avoir une adresse permanente, justificatifs de domicile, sources de revenus, etc. Incroyable, d’autant plus que j’ai le statut d’une touriste pour le moment. Les pin codes ici sont de 6 chiffres. Candidement, J. fait remarquer à Tiffany qu’en Europe ce n’est que 4 chiffres. Elle répond subtilement qu’en Chine il y a bien plus de monde.

Jour 2 – Chocs 4 et 5

Nuit réparatrice avec 7 bonnes heures de sommeil (pour moi en tout cas). Mis à part un petit passage au bureau pour J., la journée est consacrée à la recherche d’appartements. Nous fûmes productifs: 10 appartements visités dans 5 compounds. Deux compounds et au moins quatre appartements sont éliminatoires (comme dit JP ☺ – bisous au passage) d’office. Les noms sont drôles: Edifice, La Doll, First Block, One Park Avenue et Merry Apartments! C’était aussi l’occasion pour moi de voir l’artère commerciale de Puxi (rive ouest de la ville). Il y a surtout des malls, et beaucoup de chaînes de magasins plus ou moins connus et luxueux.

Retour à l’hôtel vers 17h20. Repassage à l’agence de relocation et au bureau de J. Repos puis diner au resto chinois littéralement en face de l’hôtel. On est encore déphasés, j’ai eu un gros accès de sommeil complètement inexpliqué avant. Nous étions prévenus que les restaurants fermaient tôt en Chine et même en Asie en général. Mais bon, nous n’étions pas vraiment préparés à ça… On nous admet très poliment au resto. Très peu de temps après nous avoir installés, le serveur vient prendre la commande. Pas encore prêts (les menus offrent un choix énorme ici), nous demandons un sursis. Le serveur nous dit qu’il faut quand même passer la commande vite vu que la cuisine ferme. Rien d’inhabituel jusque-là, il était bien 21h passées. Nous commandons très vite après et recevons notre repas. Un petit quart d’heure plus tard, une serveuse arrive avec l’addition. Bon nous réglons en nous disant que ce n’était pas grave, que ça leur faisait gagner du temps sur la fermeture. Autour de nous, tous les serveurs s’affairent, rangent, nettoient, redressent les tables pour demain, etc. Puis revient notre serveur initial qui nous demande de but en blanc si on voudrait prendre le dernier plat servi en “take away”. ?!?!?!?!?!?!?!?!?. Sonnés, on comprend qu’en fait on nous vire! Et sans beaucoup de ménagement. J. demande si on peut quand même finir de dîner. Je ne pense pas que le mec ait compris, en tout cas il réitère sa question. Cinq minutes plus tard, nous étions dehors l’appétit coupé avec un sac contenant le bœuf sauté, le riz et les dimsum dans des tupperwares. Pour couronner le tout, deux jeunes filles franchement très correctement habillées et parlant l’anglais ont mendié les dimsum que, dans le dégoût, nous leur avons cédés avec un franc sentiment de nous être fait doublement arnaquer.

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